Facebook

mars 06, 2008

Google Contacts API - the big G frappe encore

Google lance une nouvelle API qui permet à d'autres applications d'accéder à vos contacts gmail.

En faisant cela, Google se positionne de plus en plus comme l'acteur légitime pour stocker et gérer vos contacts.

L'intérêt évident est que ce mouvement va forcément peu mettre les autres géant du secteur devant leurs responsabilités. Microsoft et Yahoo qui n'offrent pas d'API, Facebook qui offre une API limitée qui ne permet pas d'extraire les informations telles que le numéro de téléphone ou l'e-mail.

Ce qui est drôle c'est d'observer que les initiatives visant à faciliter l'interopérabilité entre les réseaux sociaux telles qu'OpenSocial dont j'avais déjà parlé ici, ou DataPortability.org n'accouchent de quasiment rien de concrêt.

Encore une fois c'est Google, en ouvrant une API qui ne doit pas représenter plus de quelques centaines de lignes de code, qui va redéfinir tout le secteur.

février 22, 2008

Twitter : pourquoi mes amis n'accrochent pas.

Dans ce billet je vais essayer de vous expliquer pourquoi j'adore Twitter, et pourquoi à mon grand regret, je n'ai jamais réussi à convaincre : mon petit frerot, pourtant féru de nouveaux systemes de communication, mon adorable beau frère, blogueur et adepte de seesmic, ainsi que la dizaine d'autres amis que j'ai pourtant essayé de motiver pour venir me rejoindre sur Twitter.

Twitter, le pire cauchemard de l'évangéliste

Pourtant, je n'ai pas lésiné dans mes efforts pour évangéliser. J'ai expliqué, décrit à force de grands gestes, mimé, dessiné, métaphorisé de manière plus ou moins foireuse. J'ai même été jusqu'à pré-configurer des comptes que j'ai donné clé en main "c'est livré mon pote t'as plus qu'à twitter tu rentres ton message la et tu cliques". Bref à part proposer de l'argent je n'aurais pas pu faire beaucoup plus pour être convaincant.

Quel a été le résultat après toute cette débauche d'énergie ? Je vous le donne en mille : Nul, nada, que dalle, le rateau 2.0 en live. Si, il y a quand même eu quelques réactions qui allaient de la moquerie  chaleureuse ("sacré Dan va tu ne changeras jamais!"), à l'incompréhension ("mais c'est quoaaa ce truc ?") en passant par le sourire géné ("ok j'essaie parceque c'est toi..."). J'ai même ressenti parfois un peu de scepticisme au sujet de ma santé mentale ("mais en fait tu es fou ? c'est ça ?").

Twitter : jusqu'à la tout va bien, jusqu'à la tout va bien

Pour comprendre l'origine de cette beresina du réseau social, rappelons un peu ce qu'est Twitter.

Le but original de Twitter est de permettre à n'importe qui de raconter, via l'envoi d'un message très court par le Web ou par SMS, ce qu'il fait à un moment précis. Sur le Web cela donne des messages du type "entrain de siroter une vodka", "malade avec la grippe aujourd'hui..." ou autres messages en Anglais "@twengix testing a new twitter like system today".

Le fonctionnement est donc à priori simple : vous publiez des messages très court via l'interface Web ou par SMS et ces messages arrivent dans votre Twitter. En fait votre Twitter ressemble un peu à un petit blog constitué par vos différents messages (qu'on appelle des updates) et c'est pour cela que vous avez peut être entendu parler de micro-blogging.

Mais publier ne sert pas à grand chose si personne ne vous lit, et c'est la que cela se corse :

Twitter fournit un mécanisme qui permet aux autres membres (des gens que vous pouvez connaître ou pas) de "s'abonner" pour recevoir les messages que vous allez publier. Dans la terminologie de Twitter ces gens deviennent alors vos "followers". De votre coté vous pouvez également choisir de devenir "follower" de n'importe qui,  et en vous connectant sur Twitter vous aurez accès à une page affichant les updates des personnes que vous suivez (vous pouvez consulter la mienne ici).

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Première conséquence, chaque personne "voit" un twitter de celui de ses voisins puisqu'à priori deux personnes ne "suivent" pas les même twitter. Dans le schéma ci-dessous, la personne qui est dans les deux patates verra les messages de moi et de l'autre gars. Alors que tous les autres verront les messages soit de moi (pour la patate de gauche), soit de l'autre gars (pour la patate de droite).

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Et comme Twitter est parfois constitué de conversations, vous pouvez très bien vous retrouver dans une situation ou vous êtes follower de quelqu'un mais pas de la personne avec laquelle il discute et donc n'avoir qu'un bout de la conversation. Les gens qui tombent la dessus en général ont vraiment du mal avec le système. Le truc est le suivant : si la conversation est intéressante il suffit d'aller follower les autres participants, sinon juste d'ignorer ce qui se passe.

Twitter c'est aussi du SMS gratuit

L'autre point clé de Twitter est que vous pouvez poster vos messages par SMS et également indiquer pour certains des gens que vous suivez, que vous voulez recevoir leurs updates par SMS. Le truc fort c'est que les SMS de notification sont gratuits, donc par exemple si vous utilisez Twitter avec deux trois amis pour vous envoyer des updates, vous bénéficiez d'un système d'envoie de SMS de groupe gratuit !

Ce que Twitter devrait changer pour rentrer un peu plus dans les moeurs

Si on reprend les trucs qui me font adorer Twitter, voici ce que je retiens :

  • J'ai accepté de passer le temps qu'il fallait pour comprendre comment  ça marchait et je suis habitué à tester plein d'applications.
  • L'usage de départ ne m'a pas rebuté.
  • J'ai trouvé une communauté de followers dans laquelle Twitter me permet d'exister.
  • Il y a un rationnel entre le temps que j'y passe, les contacts que je me fais et le plaisir que j'éprouve.
  • Je suis personnellement un information/RSS junky.
  • Les APIs sont super simples à intégrer et de nouvelles applications sortent chaque jour.

Au contraire, mes amis, surement un peu moins piquousés que moi à ce type de communications voient le système différemment :

  • Le use case "J'update le grand public sur ma life" ne les séduit pas.
  • La méthode de communication ou en gros "tu ne décides pas qui va lire tes messages" est compliquée à comprendre.
  • Quand ils arrivent sur Twitter ils n'ont personne à Follower.
  • Dans twitter, on ne peut pas parler à quelqu'un qui est à l'extérieur de Twitter,
  • Le site n'est pas en Français.
  • L'activation de la fonction mobile est également complexe (il faut utiliser un numéro international)

Je pense que ça donne une idée clair de ce qu'il faudrait changer dans le système pour qu'ils soit mieux accepté mais je pense que les gens de Twitter le savent MAIS qu'ils ont volontairement choisi de garder ce positionnement un peu avant gardiste en ce disant qu'ils "inventaient" quelque chose. Qui sait, ce sont peut être les gens qui vont changer de comportement et finalement adopter l'outil.

novembre 23, 2007

Réflexions sur OpenSocial + mais ou sont passés les technologues ?

Ce soir, entre deux changeages de couches dus à l'arrivée du petit dernier, j'ai voulu en savoir un peu plus sur OpenSocial, la récente initiative lancée par Google pour contrer Facebook et sa plate-forme. J'ai donc passé un peu de temps sur les blogs qui en parlent et sur la documentation.

Voici quelques notes qui décrivent en gros ce que j'en retire :

OpenSocial n'est pas un réseau social ni même un méta réseau social

Contrairement à ce que laisse penser le nom, OpenSocial n'est pas un méta-réseau social, comme semble le penser Frederic. J'irais même plus loin en disant qu'OpenSocial n'est pas réellement ouvert. C'est important de comprendre ça, car le principal problème des réseaux sociaux aujourd'hui c'est qu'ils fonctionnent en vase clos (walled-garden) et qu'il n'est pas possible de les interconnecter.

J'en ai déjà parlé, le résultat pour vous et moi est simple : vous devez maintenir un profil utilisateur, une listes d'amis, une liste d'applications, pour chaque réseau auquel vous participez et surtout ces réseaux ne communiquent pas entre eux. Un méta réseau social, ou un système réellement ouvert, impliquerait l'idée qu'on puisse faire communiquer les réseaux entre eux, exploiter le graphe social de l'un à partir de l'autre, etc... Vous verrez plus loin qu'il n'en est rien.

OpenSocial simplifie principalement la vie des développeurs d'applications

On aurait donc attendu de la part d'une initiative de ce type qu'elle aille dans le sens d'une plus grande ouverture des données et qu'elle créée des ponts entre des systèmes aujourd'hui étanches.En réalité il n'en est rien et OpenSocial est simplement un ensemble d'APIs qui s'adressent aux développeurs d'applications et qui créent les conditions d'une portabilité entre les différents réseaux.  Les développeurs utilisant les APIs OpenSocial bénéficient donc du fait que leurs applications fonctionneront sur tous les réseaux sociaux compatibles (MySpace, BeBo, Ning, entre autres...).

Coté technique l'API s'appuie sur HTML,Javascript et Google Gadgets. Elle est vraiment très simple, voir limite dépouillée : accès aux listes d'amis et lecture écriture, écriture dans le fil d'activités, accès au profil, mini-moteur de persitence pour les données. Elle n'adresse pas la publicité. Comme au final, cette API permet à peu de frais de cibler environ 200 Millions d'utilisateurs, on peut donc s'attendre à ce qu'elle soit utilisée. Ceci dit, et c'est assez étonnant : l'API est en version 0.5, elle est donc loin d'être finalisée. Notamment, le SPI (l'API permettant a des sites d'implémenter OpenSocial, pour accueillir des applications compatibles) n'est pas encore documentée.

Les APIs qui permettraient d'affranchir les données du réseau sont très limitées

En fait ce que je dis n'est pas complètement exact car à coté de l'API javascript qui permet à vos application ou vos widgets de communiquer avec le réseau social dans lequel elles sont installées, il existera dans la version finale une API de type REST basée sur ATOM qui permet de retirer quelques données du réseau (par exemple accéder à la liste de vos amis). Cependant, cette API nécessite une authentification de l'utilisateur pour fonctionner et rien n'est prévu pour gérer le single-sign-on, aucune support pour OpenId, la portabilité des identités, etc...

Tout cela semble un peu abstrait mais cela signifie par exemple que si Amazon souhaitait utiliser cette API pour afficher les livres appréciés par vos amis ils devraient au préalable s'assurer que tous leurs membres ont indiqué quel réseau social ils utilisent et donné leur login/password, autant dire qu'on est pas prêt de voir ça :) D'autre part, dans tout ce que j'ai pu lire, l'implémentation de cet ensemble d'API semble ne semble pas obligatoire et le niveau de données diffusées restera en dernier ressort décidé par le contenu OpenSocial (le réseau social).

Conclusion : OpenSocial améliore la compétitivité de réseaux sociaux fermés face à Facebook.

En conclusion, et pour reprendre une phrase que j'ai lue ailleurs, OpenSocial est simplement un moyen de permettre à d'autres vases clos de rivaliser plus facilement avec FaceBook, mais ne résoud absolument aucun des problèmes créés par le fait que ces réseaux fonctionnent en vase clos. OpenSocial ne permetttra pas l'arrivée d'applications révolutionnaires ou qui vont plus loin que celles qu'on trouve sur FaceBook aujourd'hui.

Mais ou sont passés les technologues français ?

Sincèrement, et pour revenir au titre du billet, je suis surpris du peu de billets pertinents que j'ai lu sur le sujet, une partie de l'informatin était pourtant disponible sur TechCrunch dès le 31 Octobre. J'ai vraiment l'impression que les trois quarts des blogueurs qui en ont parlé n'ont pas regardé en détail de quoi ils s'agit et se sont contentés de reprendre les données communiquées ou ce qu'ils ont lu à droite et à gauche. Coté blogosphère US, c'est par contre la foison. Je je vous recommande particulièrement la lecture de ces trois la, le dernier étant magnifique en terme de vision :

novembre 01, 2007

Comment en finir avec facebook

A lire si vous trouvez que vous passez trop de temps sur Facebook (ce qui n'est pas encore mon cas) : d'autres ont pensé à vous et mis au point une méthode pour arréter.

OK, ce sont des conseils de bon sens et ils pourraient s'appliquer à n'importe quel autre réseau social, mais ils peuvent ête très utiles si vous n'êtes pas disciplinés.

Sans rentrer dans une théorie sur l'organisation personnelle et autre GTD, la première étape consiste à mesurer objectivement sur quoi vous passez du temps.

En effet, le simple fait de réaliser objectivement combien de temps vous passez sur un sujet inutile vous fera réfléchir à deux fois avant de recommencer.

Pour cela n'essayez pas d'utiliser Excel ou du papier mais prennez un vrai logiciel : perso j'utilise l'excellent Harvest (9€/mois) qu'avait recommandé Stéphane, et je ne peux plus m'en passer.

Dans un prochain post, j'essaierai de vous dire comment je l'utilise et ce qu'il m'apporte vraiment.

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